Quel reste à charge après toutes les aides ?
Réponse courte
Il existe presque toujours. Sur un geste isolé, les aides couvrent en général entre 30 et 60 % de la dépense selon les revenus. Seule une rénovation d'ampleur menée par un ménage très modeste peut approcher la totalité de la dépense éligible.
Réponse détaillée
La réponse honnête est qu'un reste à charge existe presque toujours, et toute promesse contraire doit vous alerter. Sur un geste isolé — une pompe à chaleur, une isolation de combles — l'aide est forfaitaire : elle couvre couramment entre 30 et 60 % de la dépense selon votre profil, davantage pour les revenus très modestes, moins pour les revenus supérieurs. Le mécanisme change en rénovation d'ampleur : le cumul des aides publiques est alors plafonné par une règle d'écrêtement fixée à 100 % de la dépense éligible pour les très modestes, 90 % pour les modestes, 80 % pour les intermédiaires et 50 % pour les revenus supérieurs. Deux précisions changent tout dans la lecture de ces taux. Ils portent sur les dépenses éligibles, elles-mêmes plafonnées : ce qui dépasse le plafond reste intégralement à votre charge. Et atteindre le taux maximal suppose de mobiliser toutes les aides mobilisables, ce qui n'est pas automatique. En pratique, prévoyez un reste à charge, et sachez qu'il peut être étalé par un éco-prêt à taux zéro plutôt que réglé comptant.
Sources
Pour aller plus loin
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